Très peu de gens ont peur de parler. C’est la partie publique qui pose problème.
Qu’est-ce qui le rend public? Après tout, parler à un serveur ou à quelqu’un que vous rencontrez dans la rue n’est guère privé.
Je pense que nous définissons la prise de parole en public comme tout groupe suffisamment grand ou suffisamment important ou assez lourd pour que nous en ayons peur.
Et cela rend la solution simple (mais pas facile). Au lieu de se laisser surprendre par ces situations dans la contrainte, une fois par an, ou une fois par decenie, on pourrait penser autrement la préoccupation ou même l’aborder d’une autre façon.
Perso, pour mon premier atelier de formation, j’avais très peur. Peur de ne pas être à la hauteur, peur de mal dire, de mal m’exprimer. Mais depuis, avant chaque atelier, je cesse de me poser plusieurs questions à la fois.
La seule chose qui me préoccupe c’est la valeur que j’apporterai à ceux qui voudront bien me consacrer leur temps. Au lieu d’essayer de les impressionner, je cherche à leur apporter une telle valeur qu’ils seront obligés d’acquiescer. Et ceci, sans vraiment me soucier de mon niveau d’expression. – Vous pouvez faire de même.
Ou,
Commencez avec des chiens. Je ne plaisante pas. Si vous n’en avez pas, commencez déjà par lire ce texte à haute voix. Donnez votre discours à votre voisin de chambre. Et puis, si vous le pouvez, à quelques colocataires.
Travaillez jusqu’à un ami, peut-être deux amis. Et puis, une fois que vous vous sentez assez stupide de pratiquer avec des gens que vous connaissez (c’est facile!), cherchez l’adhésion de nouvelles personnes prêtes à vous écouter prononcer votre discours.
Goutte à goutte, petit à petit. À chaque étape du parcours, il n’y a clairement rien à craindre, car vous ne faites pas plus d’efforts. C’est juste une étape de plus que de parler à un ami. Et puis une autre étape de parler à deux ou à trois.
Chaque chose importante que nous faisons est quelque chose que nous n’avions pas l’habitude de faire et, en fait, pourrait être quelque chose que nous avions l’habitude de craindre.
Ce n’est pas facile. C’est difficile. Mais ça va, parce que c’est possible.